Le monde imaginaire de Mathieu Sorosina
Le monde imaginaire de Mathieu Sorosina
De terre et de papier,
bienvenue dans le monde
imaginaire de Mathieu
rencontre avec Mathieu sorosina,
co-fondateur de olow
C'est en dehors de la sphère OLOW, dont il s'occupe entre autres de la direction artistique des collections, que l'on vous emmène aujourd'hui. À la découverte d'un monde imaginaire, drôle et sensible, qu'il façonne de ses mains pendant un nombre incalculable d'heures.
Car oui, en dehors de l'énorme créativité pour la marque qu'il donne depuis 17 ans, Mathieu est avant tout un énorme passionné d'art, sous toutes ses formes. Adepte du travail manuel, il nous ouvre aujourd'hui les portes de l'un de ses exutoires préférés.
D’où te vient cette passion pour l’art ?
Je pense que cela remonte à l’enfance. J’ai grandi à la Maladrerie, à Aubervilliers, un quartier qui abritait de nombreux ateliers d’artistes, dont les enfants étaient mes potes. Lorsque l’on allait chez l’un ou chez l’autre, j’étais donc entouré d’art sous toutes ses formes : les peintures de Jacky Langagne, les sculptures des Enfants du monde de Rachid Khimoune, et les photographies de Pierre Terrasson.
Pourquoi aller vers la céramique ?
Aucune idée … je me suis inscrit dans un atelier il y a quelque temps maintenant, juste comme ça, pour essayer de m’exprimer et de me libérer l’esprit et tout de suite la terre et moi on a matché. Le retour à la terre… le souvenir de la pâte à modeler… et bien entendu le plaisir de réaliser quelque chose de ses mains.
Quelles sont tes influences ?
Je ne sais pas trop si on peut parler d’influences, mais en tout cas ce qui me procure un bien être sensoriel serait grosso modo résumé ici :
Metallica / Basquiat / Tal R / Neil Young / Eric Croes / Véronique Sanson / Florian Krewer / Richard Woods / les Landes / Peter Fischli et David Weiss / le Japon / Salman Toor / les frangins Jullien (Jean et Nico) / Raymond Savignac / Rage Against The Machine / Susumu Kamijo / David Hockney / les Beastie / les Cyclades / Stefan Rinck / Iron Maiden / les lions / Sepultura / Anastasia Bay / Renaud / Katherine Bradford / Mrzyk & Moriceau / le Finistère / Amadou et Mariam / Shinya Azuma / Souad Massi / les giraffes / Bashung / Ben Crase / Led Zep / Colin J Radcliffe / les baleines / Beirut / Pushead / les Black Keys / Charlie Roberts / Bob Marley / Aneta Kajzer / Motorhead / Roberto Gil de Montes / Damien Hirst ... ouais, tous les animaux en fait ça va plus vite, l’arche de Noé tout entier. T’arroses le tout de rhum et t’as un cocktail qui doit surement être bien à mon goût. Tu peux bien entendu y ajouter quelques Haribo ça va de soi.
Bon j’ai essayé de faire simple et efficace j’aurais pu en mettre tellement en fait.
Peux-tu nous parler de tes œuvres et de ta manière de créer ?
Je suis très instinctif dans mon processus créatif. Même si je sais, dans les grandes lignes ce que j’ai envie de sculpter, les idées arrivent très souvent durant la création.
Ça amène souvent vers des réalisations étranges et singulières comme un « Pigeon voiture », un « poisson pécheur » ou un « cactus langue ».
Choisir la céramique comme matière de travail permet vraiment de côtoyer l’instant. Elle peut se faire et se défaire, elle permet l’erreur, l’essai.
Le thème de la collection étant la Canopée, quel lien entretiens-tu avec la forêt ?
J’ai un lien assez fort avec elle. J’ai passé une grande partie de ma jeunesse à la côtoyer de près, à la parcourir, à l’habiter, plusieurs semaines en été, quelques jours l’hiver, sans jamais m’en défaire. On est un peu plus distants aujourd’hui, mais je la garde proche de moi et essaie tant bien que mal de la visiter dès que l’occasion se présente.
Choisir la céramique comme matière de travail permet vraiment de côtoyer l’instant.
Pour ces pièces, quels techniques et matériaux as-tu utilisés ?
Pour la réalisation de « Canopée » je souhaitais dès le départ pouvoir lier deux médiums différents : la céramique et le papier mâché, ainsi que deux éléments forestiers distincts : le végétal et l’animal.
Je voulais créer quelque chose qui soit entièrement réalisé́ à partir de matières naturelles. Déjà̀ dans ma tête je trouvais que le mix entre le coté brut de la terre cuite et l’aspect plus fouillis et fragile du papier pouvaient apporter un certain équilibre.
En poussant la réflexion, quoi de plus logique que d’avoir les arbres en papier mâché́ et les animaux sculptés dans la terre.
Où est-ce qu’on peut voir ton travail ?
Pour le moment on peut voir quatre sculptures, celles que j’ai réalisées en lien avec la collection «Canopée», à la boutique OLOW à Paris jusqu’à mi-février et j’espère un jour pouvoir présenter plus de pièces dans un lieu dédié. Wait and See comme on dit.
@mathieu_olow
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