Dans la forêt d'Iraty avec Thomas Lodin

Thomas Lodin est un ami de longue date, originaire de Nantes. À la fois surfer aguerri et photographe indépendant, il vit désormais à Biarritz où il exerce ses deux passions. C'est à l'ombre des arbres majestueux de la forêt d'Iraty que le photographe a posé son objectif.

Dans la forêt d'Iraty

Par THOMAS LODIN, photographe

Thomas Lodin est un ami de longue date, originaire de Nantes. À la fois surfer aguerri et photographe indépendant, il vit désormais à Biarritz où il exerce ses deux passions. Son univers photographique et son travail autour du surf tendent vers la simplicité, l'authenticité et la poésie.

Dans le cadre de notre précédente collection "Postcards", il nous avait emmené visiter le désert aride des Bardenas puis les plages sculpturales de Zumaia. Cette fois-ci, c'est à l'ombre des arbres majestueux de la forêt d'Iraty que le photographe a posé son objectif.

"J'appréhende chaque shooting avec une nouvelle page blanche."

"On peut tout planifier, mais la part de hasard entraîne souvent les meilleures images."

Que ce soit dans mes projets "océaniques/surfs » ou sur la mode, j'envisage mon travail de la même manière. On peut tout planifier, mais la part de hasard entraîne souvent les meilleures images. C'est une discipline créative donc j'essaye au maximum de ne pas tomber dans la facilité.

Le travail de la lumière est assez central dans mon approche. En fonction du lieu, elle évolue. Par exemple, je préfère les lumières rasantes, ce qui implique comme contrainte qu'il faille shooter en fin de journée. J'essaie de trouver des parades pour transformer ces contraintes en avantages, et ainsi obtenir la meilleure imagerie possible.

 

Dans l'imaginaire collectif, le Pays-Basque, c'est les vagues, la Grande Plage de Biarritz et le piment d'Espelette. On en oublie la pluie. Mais contrairement à une idée reçue, il pleut beaucoup (beaucoup) dans la région. Nous sommes près des Pyrénées, le territoire est donc très vert en vallonné.

Lorsque je me suis mis en quête d'un lieu pour mettre en scène cette collection, qui sorte des zones côtières que nous avions déjà explorées, j'avais donc l'embarras du choix. J'ai décidé de choisir, pour commencer, des endroits qui me sont familiers mais que je n'avais jamais pris le temps de photographier étant donné que la majorité de mon travail se tourne vers l'océan, dos à la terre.

J'ai donc fait l'inverse cette fois-ci, après quelques routes sinueuses vers l'intérieur, le paysage change d'allure et on se retrouve au milieu d'arbres centenaires, de champs courbés et parsemés d'anciennes maisons blanches aux volets rouges. Ça collait parfaitement à ce que nous voulions retranscrire comme ambiance lors de ce shooting.

"J'ai décidé de choisir des endroits qui me sont familiers mais que je n'avais jamais pris le temps de photographier, étant donné que la majorité de mon travail se tourne vers l'océan, dos à la terre."


Thomas Lodin

@thomaslodin

thomaslodin.com

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