Olow x Jeykill
Olow x Jeykill
11 ans après leur dernière collaboration, Olow et Jeykill, cofondateur du mythique Bleu Noir Tattoo, se réassocient pour une série de pièces inédites. Echange avec Jeykill et retour en image sur l'événement de lancement chez Bleu Noir à Paris.
Olow x Jeykill
11 ans après leur dernière collaboration, Olow et Jeykill, cofondateur du mythique Bleu Noir Tattoo, se réassocient pour une série de pièces inédites. Echange avec Jeykill et retour en image sur l'événement de lancement chez Bleu Noir à Paris.
Intégrées à la collection « Blend Energy », ces œuvres uniques, confectionnées au Portugal, sont le fruit d’un travail créatif, cherchant à valoriser l’univers de l’artiste.
Tatoueur, peintre et dessinateur, Jeykill développe depuis plus de vingt ans un univers marqué par de multiples influences. Ayant grandi en banlieue parisienne au moment où la culture hip-hop et le graffiti prenaient leur essor, il forge rapidement un lien avec le dessin et la lettre. En 2010, il fonde à Paris le studio Bleu Noir, devenu un lieu reconnu dans la scène du tatouage.
Aujourd’hui installé près de l’océan dans le Sud-Ouest, il poursuit son exploration
artistique entre tatouage, peinture et graphisme.


Quelles sont tes influences ?
Mon travail est inspiré de styles ethniques (je ne suis pas fan du mot “tribal”) de toutes origines. Je suis très attiré par les images qui dégagent une certaine énergie spirituelle. Cela amène à l’introspection et à l’apaisement. J’ai aussi été influencé par les cultures urbaines : le graffiti, la musique, le skate, le surf, l’énergie des sports alternatifs.
Comment en es-tu arrivé à la pratique du tatouage ?
J’ai commencé à tatouer en 2000. Cela s’est présenté à moi naturellement. J’étais dessinateur et je commençais à peindre. L’univers du tatouage m’attirait et correspondait à ma culture. Un pote, très tatoué pour l’époque, m’a présenté à son tatoueur, qui m’a expliqué les bases de l’hygiène et de la technique. Ensuite, j’ai pratiqué sur mes potes.

Tu peux nous raconter l’histoire du salon Bleu Noir ?
En 2010, même si mon activité principale était liée à la peinture et au graphisme, je commençais à avoir beaucoup de demandes pour le tattoo.
J’ai fait le tour des studios parisiens avec mon book.
Mon profil n’intéressait personne, du coup j’ai monté mon shop. J’ai rapidement embarqué Veenom avec moi, avec qui je collaborais depuis pas mal de temps et qui avait envie de se mettre au tattoo.




Qu’est-ce qui t’a poussé à te délocaliser dans le Sud-Ouest ?
Je suis surfeur et j’ai toujours beaucoup traîné là-bas. Au bout d’un moment, c’était une évidence pour moi de m’y installer. Je me sens plus à ma place près de l’océan.
Tu as grandi en banlieue parisienne, quelle influence ça a eu sur ton travail ?
J’ai connu le début de la culture hip-hop, le graffiti, les cassettes qu’on s’échangeait entre potes pour découvrir des sons. S’il y a une chose évidente que cela m’a apporté, je dirais que c’est le dessin de la lettre.
Les grandes villes sont multiculturelles, et je pense que ça fait écho avec mon travail. Ça a résonné avec le thème de collection.


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