Interview Camille De Cussac

Collaborations
L'univers de l'illustratrice parisienne Camille de Cussac est infiniment coloré et farfelu. Lorsque Mathieu m'a montré avec entrain certains de ses dessins au trait, nous avons tout de suite pensé que ça ferait de sublimes broderies pour la collection Guadalquivir. Avec le temps, nous sommes devenus de plus en plus accros à son style, ses personnages, drôles et pleins de vitamines. J'ai même acheté un de ses livres pour enfants pour l'offrir à ma nièce à Noël, c'est pour dire.

Pour le lancement de cette nouvelle collection, nous avons souhaité la mettre à l'honneur. Alors en plus de ses créas sur t-shirts, nous lui avons confiés avec un grand plaisir, les vitrines de nos 2 magasins parisiens, ainsi que les murs, pour y mettre toute la joie graphique dont elle raffole.
Salut Camille ! Tu peux pas savoir avec cette grisaille et cette humidité, ce que tes couleurs me font. C'est comme un énorme concentré de vitamines. Comme dix verres de jus d'orange bus à l'affilage. Cette passion pour la couleur tu la tiens d'où? Et comment se passe ton travail colorimétrique?

Mon œil est toujours attiré les couleurs et les motifs. Je pense que ça se voit dans mon travail et même chez moi, dans ma façon de m’habiller, dans le choix du mobilier, c’est assez chargé !
Dans mes dessins, j’utilise beaucoup de couleurs, mais je dessine rarement les choses dans leurs « vraies » couleurs, ce qui me permet d’être super libre. Mes personnages sont bleus, rouges, oranges. Mes chiens roses, sans aucune logique...J’attribue à chacun une couleur de manière très spontanée. Je fonctionne beaucoup au feeling.


Tu dessines principalement au feutre. Un lien précis avec ton enfance? D'ailleurs tu te souviens d'un de tes premiers dessins?

J’aime les feutres parce que c’est pratique à utiliser et à transporter. J’aime beaucoup voyager. Je trouve super de pouvoir glisser dans mon sac un petit carnet, une trousse, et de pouvoir travailler partout. Mes premiers dessins étaient des dessins de chiens, comme quoi je n’ai pas beaucoup changé.
Ton style est reconnaissable entre mille, quels ont été ceux / celles qui t'ont influencés?

J’admire énormément de gens, surtout depuis que je suis sur Instagram où je découvre de nouveaux artistes fabuleux du monde entier. J’aime, entre autres, le travail de composition de Brecht Evens, les carnets de Yann Kebbi, les animaux d’Ingela P. Arrhenius, les bd de mon amie Marion Chapuis, les personnages de Jean Jullien, les paysages de Magali Brueder et Beya RebaÏ, les couleurs de Léa Maupetit, les fresques de Broken Fingaz et aussi tous les illustrateurs de mon collectif Jaune Cochon !


Il y a quand on regarde dans la globalité, une impression assez théâtrale qui se dégage de ton atmosphère. Quelque chose aussi qui rend gloire au temps passé. Qu'est ce qui te plait dans tout ça?

J’adore les vieux portraits, posés en majesté. J’aime leurs costumes, leurs coiffures, leurs visages. C’est vraiment un truc qui m’inspire beaucoup, et que je recherche dans les musées. C’est vrai que j’aime les choses anciennes, ça m’amuse de les intégrer dans la vie d’aujourd’hui.
Le voyage fait partie aussi de tes thèmes. Lorsque tu es parti au Vietnam je t'avais donné quelques plans d'ailleurs. Ca donné quoi niveau inspiration là bas?

C’était génial ! Tout le monde à scooter, les enfants, les chiens, c’est génial, ça bouge dans tous les sens. C’est un chaos bien organisé, un peu comme mon bureau. Ca semble le bordel mais tout est à sa place, et tout roule !


On reste sur le voyage, tu viens de sortir une BD qui s'appelle KO à Cuba…Je l'ai feuilleté, c'est un vrai choc visuel. En quelques mots l'histoire du bouquin?

C’est l’histoire d’un boxeur Américain qui s’appelle Marcel. C’est le boxeur star du moment, il part à Cuba pour un combat et fait la rencontre d’un chien saucisse à roulettes, Pedrolito. Cette rencontre va changer sa vie.
Pour finir sur une note andalouse, tu m'as dit que tu y avais été l'an dernier. Un coup de cœur ou une petite anecdote à nous faire partager ?

J’ai adoré le quartier gitan de Grenade, et les maisons troglodytes, taillées dans la roche, sur cette magnifique colline, en face de l’Alhambra. J’adore l’univers des gitans, une source d’inspiration pour un futur projet qui sait ?


L'Instagram de Camille de Cussac


- Interview réalisé par Valentin Porcher -



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