Les fondateurs
"OLOW, c’est finalement l’histoire de deux potes dont l'entente ne s'est jamais fissurée, tant au niveau amical que professionnel. C'est l'alliance d’un mec très sanguin et d’un autre très calme. C’est le partenariat d’un gars qui maîtrisait les logiciels de créations graphiques et d’un passionné des mots. C’est la fascination commune pour l'esthétique, la photographie, le dessin, et cette folle ambition de donner vie à une vision commune."
Mathieu Sorosina, co-fondateur

Mathieu a grandi au coeur de l’étonnante cité de la Maladrerie à Aubervilliers. Construite dans les années 1970, la célèbre résidence a hébergé de nombreux ateliers d’artistes tel que le photographe français Pierre Terrasson, depuis devenu un ami de la famille. De l’âge de 3 à 10 ans, côtoyant un bon nombre de poètes, sculpteurs et peintres, il a ainsi baigné dans un univers aussi farfelu que bouillonnant. A l’âge où l’esprit se forge, frappé par l’effervescence créative d’une ville hors-norme, l’art est devenu intrinsèque à sa vie, formateur et décisif. De 14 à 18 ans, Mathieu prend part aux ateliers Calvignac, des activités de découverte et de pratiques artistiques, où il y découvre des outils fondamentaux comme le tournevis et la disqueuse capables de construire des créations grandeur nature. Aux côtés de gamins de son âge, il bâtit de véritables bateaux en bois et explore son processus créatif.
"Lorsque tu es passionné par l’art et que tu as l’opportunité de collaborer avec des artistes, c’est juste le kif."
Comme un noyau immuable au centre de ses priorités, l’art et la musique ont longtemps guidé ses choix et animé ses influences. C’est donc au sein d’une école des attachés de presse française qu’il pose les deux pieds avec un seul objectif en tête : “Je savais que cette école me permettrait de bosser en maison de disques”. Le diplôme en poche, Mathieu travaillera ensuite pour une grande institution, côtoyant de nombreux musiciens et artistes tels que Amy Winehouse, PJ Harvey, Snow Patrol, IAM, Izia ou encore Grand Corps Malade. A cette époque, il découvre aussi le street art via Banksy. “ Puis je suis devenu fan de Metallica. En lisant la biographie de Lars Ulrich, le batteur du groupe, j’ai appris que le mec possédait quelques toiles d’artistes, et notamment des oeuvres de Jean-Michel Basquiat. En découvrant son travail, je me suis pris une grosse claque. ”

Le street art et l’art contemporain font désormais partie de l’univers de Mathieu, une fascination qu’il retranscrit dans sa vision d’OLOW. L’illustration, la BD et la photographie sont des passions communes partagées avec Valentin, celui qui cultivait le rêve un peu étrange de dessiner des polices de caractère étant gamin.
"Baigner dans un univers aussi farfelu que bouillonnant."
Valentin Porcher, co-fondateur

A l’âge de 6 ans, Valentin s’amusait à créer des bandes dessinées et finissait par donner vie à des fresques immenses en collant les feuilles entre elles. Ayant grandi dans un cocon familial où l’entraide et le côté social étaient en haut des priorités, sa vie ressemble à un film avec Jean-Pierre Bacri; généreux, souvent émouvant, toujours authentique, parfois farfelu. « Quand j’avais 10 ans, on habitait à la cité des Tilleuls au Blanc Mesnil. Mon père était fonctionnaire à la SNCF et ma mère donnait des cours d’anglais au centre social de la cité. Ma grand mère, quant à elle, a oeuvré toute sa vie au sein de la municipalité. A cette époque, mon père avait récupéré des poules qu’on avait installé sur le balcon au 2ème étage. Tous les matins, le coq chantait, ça rendait fous nos voisins et tout le quartier. Un peu plus tard mon père a ramené 2 chèvres et là, ça a dégénéré !”
"Lorsqu’on gère un projet au sentiment comme on peut le faire avec OLOW, on jette forcément dans la marque beaucoup de notre personnalité."
Depuis toujours décrit comme un rêveur, à la fois utopiste et révolté, Valentin est fasciné par les grands espaces. Contemplatif, il a vu défiler pas mal de paysages derrière les fenêtres du van de ses parents, ce qui lui a sans doute valu un penchant obsessionnel pour la terre vue d’en haut. Le front collé au hublot, il est parti faire le tour du monde en 2017. Depuis les champs de tabac à Cuba aux somptueux glaciers de Patagonie, des rizières d’Indonésie aux Gorges du Tigre en Chine, Valentin a pris cette douce habitude de visiter le monde.

A travers OLOW, il choisit de s’adresser à cette génération sans limite à laquelle il appartient, aujourd’hui capable de tracer des lignes droites à travers le globe. Telle une ode au vagabondage, Valentin souhaite rendre hommage à cette exceptionnelle soif de découverte à la fois universelle et contagieuse, désormais plus forte que n’importe quelle frontière.