Michael Beerens, est un artiste à l’univers bien marqué.  Le parisien peuple les murs de Paris depuis quelques années déjà de tout un tas d’animaux plus loufoques les uns que les autres. Son style est reconnaissable entre mille, et s’est avec plaisir qu’on l’a invité à collaborer à la collection « Territoires inconnus » dans laquelle son travail s’insérait à la perfection.

Salut Michael, bien content de faire une interview de toi aujourd’hui.

Alors on va commencer par les basiques…

Peux-tu déjà nous dire qui tu es?

Un demi-jeune qui fait des dessins dans l’espace public

 

Comment définirais-tu ton travail ?

Sympa

 

Ton univers est peuplé très souvent d’animaux…peux-tu nous dire d’où vient ton inspiration et ce qui t’attire chez nos amis les bêtes ?

Je ne sais pas trop… je passe mon temps à regarder des documentaires animaliers donc je pense avoir une fascination certaine pour le monde animal.

L’être humain a beau se sentir supérieur,  nous ne sommes rien d’autre qu’une  espèce  vivant parmi d’autre espèces… certes notre cerveau est plus développé mais c’est également ce qui cause notre perte !

Maintenant l’inspiration peut venir de n’importe où… une scène de vie, une phrase dans une chanson, un tabouret avec un pied trop court !

 

Pour toi la ville, c’est comme un grand Zoo?

Pas vraiment en fait, pour être honnête je n’aime pas trop la ville (pollution, bruit, police, bruit, bruit, bruit…police)

J’aime trouver des endroits désaffectés où la nature a, en quelques sorte, repris ses droits…et m’adapter au support.

Mais la visibilité compte beaucoup pour moi car je cherche à échanger avec le spectateur donc  je fais un peu des deux…

 

Tes dessins sont, pour la plupart du temps en noir et blanc, pourquoi ?

Moins cher et plus efficace !

 

Il y a souvent un message caché derrière chacune de tes œuvres…Tu conçois ton art comme une forme de revendication ?

Je ne pense pas qu’on puisse parler de revendication. J’ai l’impression d’avoir des choses à dire et l’espace public est certainement le meilleur endroit pour s’exprimer librement car on s’adresse directement au gens sans passer par un intermédiaire susceptible de brider le message.

Mais au fond je n’espère pas rendre le monde meilleur en faisant des dessins sur les murs…
si cela peut éveiller une micro-réflexion chez quelques personnes ce sera déjà pas mal !

 

C’est quoi ton meilleur souvenir, en tant qu’artiste bien sûr ?

Des histoires de graffiti qui ne se racontent pas

 

Et ton pire ?

Des histoires de graffiti qui ne se racontent pas…

 

J’ai vu passer sur internet ta dernière œuvre avec la tête de mort? Peux-tu m’en dire un peu plus ?

J’ai participé à un court métrage réalisé par Antonio Amaral qui devrait sortir en octobre prochain…

Un projet intéressant, j’ai hâte de voir le résultat !

 

Entre OLOW et ce que tu fais il y a pour moi de vraies connexions, c’est la première fois que tu collabores avec une marque de vêtements ? Comment t’es venue l’idée des 2 visuels ?

Exacte ! Première collaboration … j’aimais bien l’état d’esprit de la marque,  j’espère que vous irez loin…
Pour les visuels, aucune idée ! J’imagine que le côté « nature brute « de la marque m’a inspiré…

 

Merci mec d’avoir répondu à ces quelques questions, un mot pour la fin ?

Une devinette ?

Qu’est qui fait nioc-nioc ?

 

http://www.michaelbeerens.fr