Playmoo c’est un peu le Dr. Frankenstein de chez Olow. Fasciné par le l’anatomie et le macabre, c’est avec talent qu’il s’inspire de l’iconographie moyenâgeuse et des codes occultes pour illustrer les scènes les plus dérangeantes qui lui traversent l’esprit. Mais Playmoo et Olow c’est également 6 tee shirts, 2 collections, une board et une expo itinérante de plus de 10 mois aux quatre coins des shops de France. On se devait alors de vous présenter un peu plus officiellement notre pote Nicolas, valeur sûre de la marque.   

 

 

Salut Nico,

Pour ceux qui ne seraient pas encore au courant de qui se cache derrière Playmoo,

tu pourrais te présenter en quelques lignes ?

Révérend autiste du pointillé, geek occulte, je dissèque ma passion du macabre et du fantasmagorique par le biais de ma pointe 0,1mm.

 

T’as un univers plutôt particulier avec un vif penchant pour l’illustration de crânes et organes en tout genres.

D’où te vient cette passion pour le corps et le macabre ? 

Je saurais pas dire d’où ça vient précisément, pas de raisons concrètes. Non je suis pas un dépressif refoulé complètement cinglé. Je m’exprime par touche de spontanéité dans cette normalité. Une passion liée à mon caractère, mon vécu peut être, mais c’est surtout une faim qui est jusqu’à présent insatiable et me récompense en m’apprenant un tas de choses au quotidien.

 

J’ai cru remarquer dans tes illus une opposition entre l’homme et la nature. Bien souvent d’ailleurs, c’est la nature qui prend le pas sur l’homme allant même jusqu’à le torturer parfois. C’est moi ou ? 

Exact, la nature et les animaux sont souvent présents et tourmentent mes personnages humains ou les choses qui les rappellent.

Je dirais pas que c’est forcément la nature qui prend l’homme, mais dès qu’elle en a l’occasion elle le mettra à l’épreuve.

 

Comment tu procèdes en général pour tes créations ? Est-ce que tu te dis à l’avance « tiens allez je vais charcuter un mec », ou alors ça se fait naturellement ? 

Une idée de départ me permet de démarrer un projet, et ce à chaque fois, j’essaie d’en avoir une qui va me motiver. Par contre le cheminement et l’aboutissement au dessin final prennent parfois des détours qui se font au gré du temps de travail. Car il est rare que je commence une illustration et la termine en quelques jours. Il s’écoule des semaines, parfois des mois et bien souvent le résultat final s’est un peu écarté de l’idée initiale.

 

D’ailleurs, c’est quoi la recette pour une illustration réussie de Playmoo ? Un zeste de crâne, une plume d’oiseau, un coup de poignard, et ? 

Comme je disais juste avant, c’est avant tout une idée directrice, après c’est le mélange de cette gestation, des accidents dus aux détours qui conduisent en général à un résultat satisfaisant.

 

Ca change quoi pour un illustrateur de poser sur des teeshirts, est-ce que tu te sens aussi libre que devant une toile ou tu te fixes certaines limites ? 

Techniquement je suis quasiment aussi libre, par contre si je travaille pour une marque, le challenge va être de garder ma personnalité tout en arrivant à suivre ce qu’on me demande. Il est pas toujours évident d’apposer son empreinte sur des demandes qui sont très largement éloignées de mon univers. Les compromis sont du coup légion mais souvent ça aboutit à des choses vraiment sympas.

 

T’as prévu quoi pour les mois qui vont suivre ? 

Continuer à trouver du temps pour mon activité artistique, étant salarié en agence, arriver à jongler avec ma passion et le taf est de plus en plus compliqué.

 

C’était un plaisir Nico. Un dernier mot ? 

Merci pour ces quelques questions ! J’espère pouvoir montrer de nouvelles choses très prochainement !

 

 

 

 

 

 

http://www.playmoo.com/